poème

Peurs

  • Par aicha
  • Le 19/08/2013

Kidnapper le courage

De transgresser ses peurs

Qui rongent, qui ravagent

La plus petite ardeur

Figée, au bord du précipice

Transie par la frousse

Je tente le lâcher-prise

Mais les chimères me détroussent

La litanie atroce

S’efface et je divorce

De l’ennuyance maudite…

Je fais le saut de l’ange

Au fond de la falaise

S’apaise le malaise

Pour l’heure

Plus de peurs

Aïcha

Presque rien

  • Par aicha
  • Le 17/07/2013

Presque rien

Une parenthèse de jouissement

Où les mots viennent au poète

Où l’invisible est gisement

Où l’indicible est une fête

L’artiste guette le soubresaut

La nuance, le moindre battement,

L’intranquille fil de l’eau

Le cour de l’être en oscillements

L’impermanence de la course

En un trait d’encre

Le jaillissement de la source

Pour récompense.

Aïcha HÉBIEB

Le poète

  • Par aicha
  • Le 17/07/2013

En dépit de tous les heurts

Quelques croûtes d’idéal

Incrustent le cœur errant


Trempée dans la soie des rêves

La plume du poète

Dessine en orfèvre

Les éclats de l’être


La source intérieure

Appelle le passeur

Endormi


Lui intime en toutes lettres

De transmettre

La vie.



Aïcha Hébieb

Anthologie : "Au Bonheur d'écrire"

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" Je veux écrire des mots comme des lianes, des mot qui serpentent dans la jungle de tes pensées, je veux écrire des mots qui te lient irrémédiablement à moi, comme un secret..."

Anélias.B page 184 de l'anthologie : "Au bonheur d'écrire" par les Dossiers d'Aquitaine

http://www.ddabordeaux.com/livre-207.html

URGENCE FURIEUSE, poème au goût de slam

Hello à tous,

je vous invite à venir découvrir,
sur le site des éditions SOC et FOC,
mon poème au goût de slam.

Il s'intitulle : URGENCE FURIEUSE

Il a été écrit sur le thème " La ville" en 2005 et lu pour la toute première fois à l'Agora

C'était la première soirée de NanterrePoéVie.
Que de souvenirs !




http://www.soc-et-foc.com/FLO_detail.php?date_flo=2013&id_flo=527

 

Anélias.B
tél : 0 688 188 823
site : www.anelias.e-monsite.com/
facebook : https://www.facebook.com/LePalaisDesCapricesOuLaSoupeDeMots
twitter : @PalaisDCaprices

Le Palais des caprices ou la soupe de mots

Bienvenue au Palais des caprices ou la soupe de mots


c'est une libre invitation à écrire un texte ou une poésie,
en choisissant 5 mots dans ceux qui sont proposés sur la photo ci-dessous
et participer ainsi à une expérience de PoésieÉphémère démarrée le 13 janvier 2013.


mots-bleus-1.jpg


Ces 5 mots que vous aurez sélectionnés seront la trame de votre histoire, poème ou récit, illustrant par leur diversité, d'infinies possibilités...
Chaque semaine une nouvelle proposition, toujours à partir de cette photo sera visible à ce lien :



@ vos plumes, @ vos claviers,

n'hésitez pas à plonger dans la soupe de mots :

l'histoire est là , multiple et imprévue...



Chaque poème, chaque texte est un territoire à arpenter, une pièce du Palais à visiter.
Il n'y a pas de limite de participation,
chacun peut proposer différents poèmes ou textes,
faire écho à un poème déjà publié sur le mur,
imaginer une suite ou un prologue,
écrire un texte à plusieurs, inviter des amis ...
partager une photo,
un dession, une peinture...
Vous pouvez également vous inscrire dans le groupe :

ou envoyez un mail à cette adresse :

lepalaisdescaprices@gmail.com

Si vous voulez en savoir plus sur la PoésieÉphémère :

http://anelias.e-monsite.com/pages/poesie-ephemere/

etats-atmospheriques-des-mots.jpg

Invitation à venir découvrir le blog de Dominique Hordé

De la couleur, de la poésie....venez vite découvrir le blog de Dominique Hordé, il mérite votre visite :

voeux-dominique-horde.jpg

http://www.conseil-couleurs.com/

Mensonges, ou men’s song,

Mensonges, ou men’s song,

ou la complainte de l'homme aux cent mensonges.

men-s-song.png

J’ai mis mes bigoudis, mes gros sabots,

J’ai pris mon parapluie et puis,

Je me suis travesti.

La nuit est bruine,

Mon amour,

La nuit est brune,

Et elle me ruine.

Je marche à pas de velours,

Gros chat gris,

Panthère noire,

Ou félin à la robe soyeuse.

Je marche sur le bitume,

Dans l’encre du mensonge,

Et je fais claquer mes talons aiguille sur le pavé.

Flic, flaque, fric, claque.

Je songe devant le miroir à toutes ces histoires,

À tous ces songes, ces mensonges.

Je fume et je pense à un ange…

Passe un ange,

Et trépasse un démon,

Je traverse le couloir de bus,

Aller à sa rencontre.

Vite, le temps de me dégager de toutes ces trognes,

De toutes ces bobines…

De tous ces films qui me ligotent,

M’étreignent et me lacèrent…

Le temps passe à 33 mensonges par secondes

Il est trop tard, je reste en plan avec ma queue de homard.

En noir et blanc,

Je ferme les yeux.

Une pluie de grenouilles crachée par des monstres, des gargouilles.

Leur peau de reptile luit, dévoile de minuscules capsules, des nodules, des pustules.

Je fume encore, le temps court toujours…

Les héros sont fatigués et si leurs bras sont encore longs,

Ils restent là,

Avachis, vieillis, fatigués, cassés, démolis…

Mais moi, je fais ma mise en plis

Et tant pis pour les cancans, les on-dit ou le qu’en dira-t-on,

Ce soir, devant la mire,

J'aurai le courage des braves,

Je traverserai ces mensonges,

J’irai au-delà des apparences

Et toi, ange ou démon, tu viendras,

Tu t’assiéras à côté de moi

Et tu me diras la vérité,

La vérité.

Tu me parleras de la complexité des aiguillages,

De la subtilité des engrenages,

Tu me diras toute la délicatesse des rouages

Qui tressent la vérité, le mensonge et l’être,

Qui fait de nous des êtres hybrides

Et qui de nos vies, fait des serpentins aléatoires.

Je marche dans la nuit,

Je suis interdit.

Je suis dans une zone interdite.

Un voile, des barbelés, des fils emmêlés,

Des pintades, des perdrix, des rêves endormis.

On me cherche des poux.

On me vole, on me voile, on me viole.

Je ferme les yeux, fume encore un peu.

Le temps a passé,

Le passé est encore un peu plus loin dans le passé,

Un peu plus flou dans ma tête de filou.

Je regarde la mire et ses rayures hypnotiques,

Je fume une dernière cigarette.

Cette nuit encore, tu n’es pas venu, mon ange, mon démon…

Demain, peut-être…

Demain, tu viendras,

Je t’attendrai.

Et qu’importe ces jours ou ces nuits à t’attendre,

Puisque je suis en dehors de tout circuit

Et puisque tu n’existes pas.

Anélias.B

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Avoir une idée derrière la tête

essai-grimace-2.png

Avoir une idée derrière la tête,


c'est avoir quelque chose qui vous trotte dans la tête,

quelque chose qui vous grignote la pensée

exactement comme une armée de petites fourmis, précises, efficaces et combatives.

Bientôt, cette armée occupe votre cerveau, votre âme

et vous finissez par ne plus être vous même ;

vous devenez l'ombre de vous même

taraudé par cette idée

qui semble même être une obsession.

Bref, vous êtes possédé par cette idée qui se cachait derrière votre tête.

Ah, elle vous a bien eu cette idée derrière la tête !


Anélias.B le 9.10.12


Lettre aux voyous des mots

  • Par Kevin
  • Le 05/10/2012

Renoncer au point d'interrogation?

Oubliez même celui d'exclamation!

Voyous des mots, défigurez-les!

Donnez-leurs un visage nouveau!

Les mots ont du Chien,

Utilisez-les

Avec mordant et pleins de défauts!

Défaîtes les mots et les maux!

Utilisez des points d'ironie s'il le faut!

Tel le phénix les mots renaîtont

De leurs cendre brûlantes,

Ils construiront tels les pharaons

D'immenses monuments, mais littéraires.

Guidez les mots vers le cinquième point cardinal,

C'est à en perdre la boussole, ahan sans importance?

L'amour des mots est une étrange romance...

Faîtes les mots rouges de honte,

Ou bien sanguignolents, mais s'ils vous plaît,

Faîtes les résonner jusqu'à Londres,

Et même dans toute la Voie Lactée!

Kévin

le poète sait

Le poète sait qu'il est dans un monde qui tombe

qui chute

qui s'éffondre

le poète lui même sait qu'il à perdu l'équilibre

qu'il est entraîné

qu'il sombre

c'est pour cela qu'il écrit des poèmes arbres

des poèmes branches

pour se retenir

pour lutter contre le vertige

pour la verticalité

tilk

Le poème se travaille comme une peinture

Voici une citation de James Sacré qui me  convient parfaitement :

Le poème se travaille comme une peinture. Les motifs de couleur, tu les remplaces par des motifs de sonorité, de grammaire, d'image ou même de sens. Ni plus ni moins précis que les formes et matières du peintre.

James Sacré

La peinture du poème s'en va

aux Éditions Tarabustepapier-reliure-0-2221.jpg

Jeu de couleurs, mots en vrac et petits plaisirs géologiques...

géologiques ou poétiques ?


Dans les mots, il y a des strates, des épaisseurs, des failles. Les ondulations deviennent couleurs, tableaux, poèmes ou peintures...Mais toujours invitations à lire entre les lignes.

Aujourd'hui, les mots sont agités, vifs, impatients, pas le temps de s'aligner, il faut qu'ils éclatent, qu'ils soient perçus comme une surface, un espace et non comme une virtualité.

Aujourd'hui, les mots ont besoin d'exercice, de gambader, de prendre du bon temps...de s'ébrouer dans la couleur.

Allez


devinez quel(s) mots se cache(nt) derrière cette image

Anélias.B

9.6.12


Bloc note poétique, un monde surprenant

Bloc note


Dans ma poche,

Bien au chaud,

Un bloc-notes, orange, à petits carreaux.

Et, accessoire indispensable,

Un crayon à papier :

Une mine de plomb,

Une mine de mot,

Pour,

Mine de rien

Noter, écrire et capturer l'air du temps,

Se rouler dedans

à en perdre haleine.

Pour tracer la route aux idées,

Fixer les pensées,

Amalgamer les mots et les gens

Par fantaisie,

Par une obligation mystérieuse,

Parfois hypnotique,

Toujours par déclic.

J’inscris le rêve à peine entrevu,

L’illusion du monde,

L'envol d’une émotion.

Rien n’est moins sûr,

Que ces assemblages éphémères,

Rien n’est plus concret que ces petits riens,

Ces mots griffonnés,

Jetés à main levée,

Dans les petits carreaux violets aux allures bien ordonnées.

Il y a tout,

Tout et rien dans mon carnet.

Il y a tout et rien :

Des petits riens,

13 à la douzaine;

Bouquet de roses, digitales et fuchsias

Caramels et réglisse,

Tendre baiser et désir sauvage. 

Il y a tout.

Amalgamer c’est mon droit,

Télescoper, compacter ma mission.

Et tant pis, tant mieux,

Pour les curieux.


Anélias .B

6 juin 2005

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