transcendance et poésie par Suzâme

Enza Palamara, transcendance et poésie par Suzâme

Dans le cadre de nos rendez-vous lecture, nous avions invité mercredi 24 dernier, cette auteure, agrégée des lettres, qui a enseigné les correspondances entre la poésie et la peinture et continuera de dispenser ses cours, dès janvier 2013 sur «L’idée de Progrès de la Renaissance à nos jours» dans le cadre de l’université populaire des Hauts-de-Seine.

Je lui avais proposé de nous parler de son parcours en poésie et de nous présenter son «travail» à partir d’une vidéo sur l’origine et la vie d’un carnet personnel qu’elle nous avait précédemment communiquée. En voici le lien :

http://vimeo.com/20061743

et aussi de ses publications.

 

A partir d’une grave épreuve personnelle, défiant traumatismes et cicatrices, est né le jaillissement énigmatique, régulier puis continu d'une source d'inspiration lui révélant une lumière inattendue. Avec beaucoup de générosité, de sincérité, Enza Palamara a témoigné sur cette étape de sa vie dont elle a ressenti l’extrême fragilité pour avoir frôlé la mort. Dans un premier temps, elle nous a transmis un à un, tout en les commentant, les premiers dessins sur feuilles grises surgis de cette période, formes qu’elle avait griffonnées de la main gauche uniquement et qui ont laissé dès le début apparaître autre chose. Quelqu’un a fait un parallèle avec «l’écriture automatique», ce qu’elle a confirmé. D’une culture impressionnante et passionnante, nourrie d’influences spirituelles depuis l’enfance, Enza Palamara s’exprimait avec clarté et modestie. Elle a transmis, de mains en mains, ses cahiers originaux, proposant à chacun, le désir de les ouvrir, de les découvrir. J’en ai apprécié leur étonnante simplicité dans un langage dépouillé, presque nu, celui qui m’interroge en vers tout en profondeur philosophique. 

J’ai invité les participants à questionner notre invitée ou tout simplement à donner leurs impressions et pris au vol deux mots clés «Trinité» et «thérapie». C’était intéressant puisque qu’à partir de ces deux interprétations et ressentis différents, Enza nous a confié sa foi sans jamais s’appesantir sur son expérience intime.

Personnellement, j’ai été émue de toucher, de saisir, d'entrouvrir ses manuscrits dans un monde où tout est informatisé. Je suis restée pensive et même rêveuse à l’écoute de son histoire vécue lorsqu’elle nous a relaté les élans de sa main gauche pour le dessin et de sa main droite pour écrire. Rien d’éphémère dans cette inspiration surgie des confins de l’être comme si la spontanéité de l’acte d’exprimer était une grâce.

Pour conclure, j’ai envie de retenir et de partager ce que l’auteure nous a révélé. Depuis son premier carnet, écrire, c’est tenter de traduire ce qu’elle a coloré de sa main gauche, ce qui est apparu sur les feuilles reliées à son âme.  

Alors n’'y a-t-il pas quelque chose d’indéfinissable, d’indicible qui dépasse l’artiste, et va au-delà de l’art et de la poésie? Quelque chose qui interroge ou dérange. Manifestation ou création ?

Mots et couleurs sont inscrits sur la chair de papier.

Suzâme

(26/10/12)

 

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