L’APPEL DE LA FORÊT, poésie de Jean-Paul Villermé

L’APPEL DE LA FORÊT

J’ai besoin de forêts, d’un sentier clair-obscur

Où sentir l’herbe tendre accrocheuse et mouillée

Qui pose le matin ses gouttes de rosée

Pour marquer le chemin qu’emprunte un pas impur.

Se ravissent mes yeux des couleurs de l’automne

Quand ondule au vent doux la chevelure d’or

Des arbres et dessine un merveilleux décor

Alors mon âme va légère et s’abandonne.

Mon sac à dos est plein de rêves et de mots

Vers ou alexandrins deviendront poésie

Selon le bon plaisir de dame Polymnie

Rimes en arc-en-ciel ou bien coquelicots.

Les branches des grands futs me tendent leurs ramées

Comme une amante ouvre à son galant ses bras

La charmante Érato muse aux tendres appas

Me donne la mesure et guide mes pensées.

Quand la belle saison fait sortir les oiseaux

Mon corps est en émoi, j’ai le cœur qui butine

Le nectar enivrant d’une fleur d’églantine

Et je m’endors, bercé par le chant des ruisseaux.

Sur la route je pense à la douceur des choses

Je respire l’air pur, le parfum d’une fleur

Délicate éphémère au jardin de mon cœur

Car passent les saisons et se fanent les roses.

J’ai besoin de forêts, d’un sentier clair-obscur

Où sentir l’herbe tendre accrocheuse et mouillée

Qui pose le matin ses gouttes de rosée

Pour marquer le chemin qu’emprunte un pas impur.

Jean-Paul Villermé

JEAN-PAUL VILLERMÉ poésie

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