Poésie, poème ou prose

Chronique n°7 du Palais des caprices ou de la soupe de mots

Chronique n°7 du Palais des caprices ou de la soupe de mots

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous proposais un jeu poétique transmis par la poétesse Aïcha HEBIEB, à la fin de l'été.

Il s'agissait de la création d'un poème à plusieurs voix
Initié par 4 vers, le poème commence ainsi, puis continue avec vos improvisations :

Juché sur la seule joie
Ternie parfois
Mais j’y crois, j’y crois
Car nulle vie sans foi Aîcha Poétesse


Trois fois j'ai pris le jour
Pour une incandescence régulière,
Pire, une folie passagère.
Mais cette lumière, c'est toi
Je le sais maintenant Anne Bonin

L'être de chair

Vieilli parfois

Adroit, reçoit

Car nul vie sans émoi... Suzâme Écriture .

je suis le vent du rire, caressant les enfants, animant les plus grands.

Je suis séquelle de bonheurs et soupape de gros cœurs.

Juché sur la seule joie,

je suis l'Amour ivre des Tois,

fils de lumière et de soleil,

frère de la Haine au poing de sel,

j'y crois j'y crois c'est la vie qui naîtra! Agnes Courdavault Duhamel



Juché sur ma cavale d'argent
Noircie parfois au poitrail sous mes doigts
Mais toujours encore chaude inlassablement cabrée
dans ce grand manège que j'ai vidé
puisqu'il faut que n'en reste qu'un
- j'ai la foi -
La révolution s'accélère - j'ai la foi -
La vitesse a fracassé les hongres de vil métal
Le manège n'est plus encombré de ces masses stériles
Où est ma joie maintenant qu'en sais-je
Plus vite encore je veux
Plus vite
Vite
Centaure je suis. Anne Garel

Je suis le grain de sable qui dérange,
L'amer qui fait frémir les frileux endormis,
Le ver dans le fruit qui s'insurge et crie
Sans fin sa complainte pour le droit à la vie. Eve Zibelyne




Accéder à la chronique numéro 7 sur la page facebook du Palais des caprices ou la soupe de mots :

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Découvrir le groupe et le rejoindre :

https://www.facebook.com/groups/PalaisDcaprices/



Devine, poésie de Aïcha HEBIEB

  • Par aicha
  • Le 07/10/2013

Devine la couleur

Entrevois l'humeur

Où tu me hisses

Quand tu t’esquisses

Au pas de la porte

Le cœur s’emballe

La joie l’emporte

Éloigne le mal

Toujours tapi

Je l’oublie

Le temps d’une fugue

Aïcha Hebieb

Pêle-mêle

Ivresse passagère

D’un amour fou

D’une passion amère

D’un lien doux

Une bulle d’un instant

Où tout l’être s’éprend

D’un autre bizarre

D’un même hasard

Salade de fruits

A la mort, à la vie

Espérances et désespoirs

D’un destin à tiroirs

Aïcha HÉBIEB

L’APPEL DE LA FORÊT, poésie de Jean-Paul Villermé

L’APPEL DE LA FORÊT

J’ai besoin de forêts, d’un sentier clair-obscur

Où sentir l’herbe tendre accrocheuse et mouillée

Qui pose le matin ses gouttes de rosée

Pour marquer le chemin qu’emprunte un pas impur.

Se ravissent mes yeux des couleurs de l’automne

Quand ondule au vent doux la chevelure d’or

Des arbres et dessine un merveilleux décor

Alors mon âme va légère et s’abandonne.

Mon sac à dos est plein de rêves et de mots

Vers ou alexandrins deviendront poésie

Selon le bon plaisir de dame Polymnie

Rimes en arc-en-ciel ou bien coquelicots.

Les branches des grands futs me tendent leurs ramées

Comme une amante ouvre à son galant ses bras

La charmante Érato muse aux tendres appas

Me donne la mesure et guide mes pensées.

Quand la belle saison fait sortir les oiseaux

Mon corps est en émoi, j’ai le cœur qui butine

Le nectar enivrant d’une fleur d’églantine

Et je m’endors, bercé par le chant des ruisseaux.

Sur la route je pense à la douceur des choses

Je respire l’air pur, le parfum d’une fleur

Délicate éphémère au jardin de mon cœur

Car passent les saisons et se fanent les roses.

J’ai besoin de forêts, d’un sentier clair-obscur

Où sentir l’herbe tendre accrocheuse et mouillée

Qui pose le matin ses gouttes de rosée

Pour marquer le chemin qu’emprunte un pas impur.

Jean-Paul Villermé

Le poète

  • Par aicha
  • Le 17/07/2013

En dépit de tous les heurts

Quelques croûtes d’idéal

Incrustent le cœur errant


Trempée dans la soie des rêves

La plume du poète

Dessine en orfèvre

Les éclats de l’être


La source intérieure

Appelle le passeur

Endormi


Lui intime en toutes lettres

De transmettre

La vie.



Aïcha Hébieb

Mensonges, ou men’s song,

Mensonges, ou men’s song,

ou la complainte de l'homme aux cent mensonges.

men-s-song.png

J’ai mis mes bigoudis, mes gros sabots,

J’ai pris mon parapluie et puis,

Je me suis travesti.

La nuit est bruine,

Mon amour,

La nuit est brune,

Et elle me ruine.

Je marche à pas de velours,

Gros chat gris,

Panthère noire,

Ou félin à la robe soyeuse.

Je marche sur le bitume,

Dans l’encre du mensonge,

Et je fais claquer mes talons aiguille sur le pavé.

Flic, flaque, fric, claque.

Je songe devant le miroir à toutes ces histoires,

À tous ces songes, ces mensonges.

Je fume et je pense à un ange…

Passe un ange,

Et trépasse un démon,

Je traverse le couloir de bus,

Aller à sa rencontre.

Vite, le temps de me dégager de toutes ces trognes,

De toutes ces bobines…

De tous ces films qui me ligotent,

M’étreignent et me lacèrent…

Le temps passe à 33 mensonges par secondes

Il est trop tard, je reste en plan avec ma queue de homard.

En noir et blanc,

Je ferme les yeux.

Une pluie de grenouilles crachée par des monstres, des gargouilles.

Leur peau de reptile luit, dévoile de minuscules capsules, des nodules, des pustules.

Je fume encore, le temps court toujours…

Les héros sont fatigués et si leurs bras sont encore longs,

Ils restent là,

Avachis, vieillis, fatigués, cassés, démolis…

Mais moi, je fais ma mise en plis

Et tant pis pour les cancans, les on-dit ou le qu’en dira-t-on,

Ce soir, devant la mire,

J'aurai le courage des braves,

Je traverserai ces mensonges,

J’irai au-delà des apparences

Et toi, ange ou démon, tu viendras,

Tu t’assiéras à côté de moi

Et tu me diras la vérité,

La vérité.

Tu me parleras de la complexité des aiguillages,

De la subtilité des engrenages,

Tu me diras toute la délicatesse des rouages

Qui tressent la vérité, le mensonge et l’être,

Qui fait de nous des êtres hybrides

Et qui de nos vies, fait des serpentins aléatoires.

Je marche dans la nuit,

Je suis interdit.

Je suis dans une zone interdite.

Un voile, des barbelés, des fils emmêlés,

Des pintades, des perdrix, des rêves endormis.

On me cherche des poux.

On me vole, on me voile, on me viole.

Je ferme les yeux, fume encore un peu.

Le temps a passé,

Le passé est encore un peu plus loin dans le passé,

Un peu plus flou dans ma tête de filou.

Je regarde la mire et ses rayures hypnotiques,

Je fume une dernière cigarette.

Cette nuit encore, tu n’es pas venu, mon ange, mon démon…

Demain, peut-être…

Demain, tu viendras,

Je t’attendrai.

Et qu’importe ces jours ou ces nuits à t’attendre,

Puisque je suis en dehors de tout circuit

Et puisque tu n’existes pas.

Anélias.B

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Avoir une idée derrière la tête

essai-grimace-2.png

Avoir une idée derrière la tête,


c'est avoir quelque chose qui vous trotte dans la tête,

quelque chose qui vous grignote la pensée

exactement comme une armée de petites fourmis, précises, efficaces et combatives.

Bientôt, cette armée occupe votre cerveau, votre âme

et vous finissez par ne plus être vous même ;

vous devenez l'ombre de vous même

taraudé par cette idée

qui semble même être une obsession.

Bref, vous êtes possédé par cette idée qui se cachait derrière votre tête.

Ah, elle vous a bien eu cette idée derrière la tête !


Anélias.B le 9.10.12


Lettre aux voyous des mots

  • Par Kevin
  • Le 05/10/2012

Renoncer au point d'interrogation?

Oubliez même celui d'exclamation!

Voyous des mots, défigurez-les!

Donnez-leurs un visage nouveau!

Les mots ont du Chien,

Utilisez-les

Avec mordant et pleins de défauts!

Défaîtes les mots et les maux!

Utilisez des points d'ironie s'il le faut!

Tel le phénix les mots renaîtont

De leurs cendre brûlantes,

Ils construiront tels les pharaons

D'immenses monuments, mais littéraires.

Guidez les mots vers le cinquième point cardinal,

C'est à en perdre la boussole, ahan sans importance?

L'amour des mots est une étrange romance...

Faîtes les mots rouges de honte,

Ou bien sanguignolents, mais s'ils vous plaît,

Faîtes les résonner jusqu'à Londres,

Et même dans toute la Voie Lactée!

Kévin

le poète sait

Le poète sait qu'il est dans un monde qui tombe

qui chute

qui s'éffondre

le poète lui même sait qu'il à perdu l'équilibre

qu'il est entraîné

qu'il sombre

c'est pour cela qu'il écrit des poèmes arbres

des poèmes branches

pour se retenir

pour lutter contre le vertige

pour la verticalité

tilk

Bloc note poétique, un monde surprenant

Bloc note


Dans ma poche,

Bien au chaud,

Un bloc-notes, orange, à petits carreaux.

Et, accessoire indispensable,

Un crayon à papier :

Une mine de plomb,

Une mine de mot,

Pour,

Mine de rien

Noter, écrire et capturer l'air du temps,

Se rouler dedans

à en perdre haleine.

Pour tracer la route aux idées,

Fixer les pensées,

Amalgamer les mots et les gens

Par fantaisie,

Par une obligation mystérieuse,

Parfois hypnotique,

Toujours par déclic.

J’inscris le rêve à peine entrevu,

L’illusion du monde,

L'envol d’une émotion.

Rien n’est moins sûr,

Que ces assemblages éphémères,

Rien n’est plus concret que ces petits riens,

Ces mots griffonnés,

Jetés à main levée,

Dans les petits carreaux violets aux allures bien ordonnées.

Il y a tout,

Tout et rien dans mon carnet.

Il y a tout et rien :

Des petits riens,

13 à la douzaine;

Bouquet de roses, digitales et fuchsias

Caramels et réglisse,

Tendre baiser et désir sauvage. 

Il y a tout.

Amalgamer c’est mon droit,

Télescoper, compacter ma mission.

Et tant pis, tant mieux,

Pour les curieux.


Anélias .B

6 juin 2005

Une personne

Une personne

 

Une personne

C’est une tonne

De rêves effarouchés

C’est une tonne

De larmes déguisées

 

Une personne

Qui s’en étonne

C’est un être à vif

 

Une personne

C’est une tonne

De notes à demi-mots

C’est une tonne

De mots qui dénotent

 

Une personne

Quand elle se donne

C’est un être sans griffes.

 

(écrit le 26/06/12)

 

Pour la communauté Croqueurs de mots sur une proposition d’ABC 

Mon âme est une infante

Mon âme est une infante

 

Mon âme est une infante en robe de parade,

Dont l’exil se reflète, éternel et royal,

Aux grands miroirs déserts d’un vieil Escurial,

Ainsi qu’une galère oubliée en la rade.

 

Aux pieds de son fauteuil, allongés noblement,

Deux lévriers d’Écosse aux yeux mélancoliques

Chassent, quand il lui plaît, les bêtes symboliques

Dans la forêt du Rêve et de l’Enchantement.

 

Son page favori, qui s’appelle Naguère,

Lui lit d’ensorcelants poèmes à mi-voix,

Cependant qu’immobile, une tulipe au doigts,

Elle écoute mourir en leur mystère...

 

Le parc alentour d’elle étend ses frondaisons,

Ses marbres, ses bassins, ses rampes à balustres,

Et, grave, elle s’enivre à ces songes illustres

Que recèlent pour nous les nobles horizons.

 

Elle est là, résignée, douce, et sans surprise,

Sachant trop, pour lutter, comme tout est fatal

Et se sentant, malgré quelque dédain natal,

Sensible à la pitié comme l’onde à la brise.

....

Albert Samain 1858-1900

http://www.poetes.com/samain/index.php

Poème en fleurs

Muguet, jonquilles Dansez les filles !

Iris, coquelicots

Dénudez votre peau !

Bleuets, pâquerettes

Entourez les poètes !

Boutons d’or, pissenlits

Les hommes oseront le lys.

 

Suzâme (01/05/11)

Inassouvies, nos vies de Fatou DIOME

Vie, trois lettres, pour les trois parts de notre existence : entre le V de vivre et le E de exister, se dresse impériale, la colonne,ce I, de l'Inassouvi. Cette césure dans le mot vie, fend le coeur de l'homme et le fait vaciller, en permanence, entre le vide et le plein, entre le fuyant et le saisissable, entre le doute et l'espoir.

Collection j'ai lu, page 113

Des nuées d'Orchidées

Un ange m’a confié

Un secret fort précieux,

Les nuées orchidées

Electrisent les Cieux.

Pétale s’aventure

Dans la beauté du Ciel.

La pluie devient voilure

Du Silence éternel.

Sur la toile, un dessin,

Mélancolie chavire…

Dévoilant le parfum,

Qui vogue…qui vire.

Sur un lac morose

Dansant sereinement,

Joli bateau rose

Calmant tout mes tourments.

 

Tomine

02/2011

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