Désir

 

 

Désir

 

Sur les bords de la rivière merveilleuse,

Je jette un sort ;

Un sortilège aux lèvres d’or,

Au sang d’acier et bois d’ébène.

 

Saupoudrant quelques paillettes obscures,

D’un temps oublié,

Parée de quelque luxure passée,

Je revois dans mon corps adolescent,

Les longs filaments du désir,

Tissant l’espace infini,

Créant des mondes ouverts,

Où je naviguais, légère.

 

 

 

 

Ils bravent le courant,

Virevoltent entre deux eaux,

Nagent et glissent sur le temps,

Comme poissons serpents aux écailles fertiles

Ondoyant sous la lune d’argent.

 

 

 

 

De la nuit brune,

Ils m’apportent les parfums d’autrefois

Feu et sang d’encre m’ensorcèlent,

Je ne suis plus d’ici.

 

 

 

 

 

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