les souvenirs derrière la porte

Un mardi rouge du mois de mars, j’ai plié armes et bagages pour fuir la caverne profonde de tes songes. Avec soin j’ai glissé les souvenirs derrière la porte, au fond du couloir à gauche. Oh, bien sûr, j’aurais pu les cacher sous le tapis du salon, comme de simples poussières gênantes, mais j’ai préféré les laisser à portée de découvertes : je sais qu’il est si facile de s’emporter, de crier, de rugir, puis de claquer la porte avec rage. Et là, une fois la porte fermée, c’est le face à face : les souvenirs cachés deviennent une évidence, et lorsque la colère est retombée, il reste à ramasser ces souvenirs abandonnés, les frotter pour leur donner un peu d’élégance ou un peu de vie, les faire reluire. Il reste à les aimer.

Anélias.B

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Date de dernière mise à jour : 11/09/2015

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