Liberté

Liberté

 

Je suis celle que l’on traque, que l’on muselle, que l’on bride

Celle que l’on assassine lâchement un jour, d’un coup de couteau dans le dos

Je suis celle que l’on vend pour avoir la paix

Celle qui ensorcelle et donne le goût de redresser l’échine, de se battre, de retrousser les babines

Je suis celle qui te donnera la rage de vaincre, la peur au ventre

Celle qui, blême et insoumise, caracole sous les injures

Je suis celle que l’on torture, que l’on bafoue, que l’on abjure, puis que l’on abandonne

Celle qui renaît d’une étincelle lorsque tout vacille et chancelle

Je suis blottie au creux de tes doigts.

Je suis celle qui fera éclater la bêtise, la méchanceté

Celle qui te fait crier, hurler, sauter de joie

Je suis celle pour qui tu abandonneras tout

Je suis celle qui ne peut accepter les cercles de dépendance

Je suis celle que l’on enchaîne et qui hurle

Celle qui rompt les amarres, délie des contraintes, abolit les lois

Je suis celle qui te défie comme un mirage

Celle que tu embrasses et qui s’évanouit

Je suis toujours plus loin sur l’horizon.

Je suis celle en qui tu puises la force de dire non

Je suis celle qui fait gronder la révolte, tomber les murs, et que le vent pousse toujours plus avant

Je ne suis ni d’ici, ni d’ailleurs, n’ai ni borne, ni limite

Je suis au-delà, bien au-delà de ce que tu vois, de ce que tu penses, de ce que tu crois.

Pourtant il suffira qu’un de mes atomes circule en tes veines

Pour que ce parfum d’absolu ; le désir des grands espaces, la joie sauvage, le vagabondage,

T’appartiennent

Si d’aventure tu as cru m’apercevoir, ta quête sera la mienne

Une petite lueur intense brillera au fond de toi, te guidera

Toujours plus loin, toujours plus avant dans la steppe, le désert ou la foule

Tu n’auras plus de frontière, mon ami

Lorsque tu auras saisi l’essence de ma nature première.

 

Anélias.B

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