Pivoine

A l’aube, pieds nus, j’ai descendu les marches de pierre.

Le calme, l’herbe humide de rosée, la tendre fraîcheur de l’air m’appelaient. J’ai flâné le long de l’allée de pivoines. Pivoines rose pâle, au parfum subtil, ourlé de fragrances poivrées. Après l’averse d’avril, leurs pétales étaient gorgés d’eau et leurs têtes ployaient jusqu’au sol. Je me suis allongée dans l’herbe fraîche, j’ai fermé les yeux, puis je me suis glissée sous les fleurs. Je pensais à ma mère. J’attendais la douce ivresse d’un baiser aux lèvres chaudes déposé sur mon front tard dans la nuit. Toute à mon espoir, j’oubliais peu à peu où j’étais et repris mon sommeil. Je rêvais que j’étais une fleur, que les pivoines étaient mes sœurs. J’avais un million de pétales et mes bras étaient des ailes. Je savais voler et je pouvais connaître les pensées des fleurs, je leur parlais et elles m’enseignaient comment guérir les douleurs. J’étais une fée.

Anélias.B

 

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