Sentiment noir et blanc

 

 

Sentiment noir et blanc

 

 

 Noir funeste d’un jour

Qui découpe le temps

Avec des larmes.

 

Secondes immobiles

A l’odeur suave du désir

Arrachant un cri

A la vie.

 

Blanc immense où la paupière s’égare

Draps frais,

Linon doux, parfum d’été,

Iles chéries dont nous avons tant rêvé.

 

 

Nuages amers

Qui pillent le ciel électrique

De ton regard.

 

Gris poussière de la cendre :

Je me farde d’ennui.

Indifférence, je suis transparente,

L’oubli germe dans ton esprit.

 

Gris acier d’une brèche

Où s’épuise ton infidélité.

Éclat d’une fulgurance ;

Un jour, le carbone pur du diamant

A brillé

 

L’éphémère passe avec légèreté,

Inscrivant ses marques indélébiles sur ma peau

Mine de plomb alourdissant nos bagages

Caresse vague s’affûtant avec l’âge

 

 

Magie noire de l’irréversible

Qui dessine l’urgence avec violence.

Pression des minutes qui battent aux tempes

Et colorent de vitesse tous nos gestes.

L’incendie se déclare dans nos veines,

Dans la lave qui s’écoule et nous soude.

Le futur se fige, brûlant, incandescent.

Il n’y a plus d’issue possible à cette ardeur.

Qu’étions nous avant cela ?

Une parcelle ? Une étincelle ? A peine un miroitement !

Nous fuyons dans l’intensité, le manque de seconde.

Comment abolir cet engrenage inéluctable ?

L’effervescence nous étouffe.

Tout est si limité.

Le doute se mêle de tout et nous pétrit,

Oubli.

 

 

Soleils brûlés, nous appartenons déjà à la préhistoire.

Fossiles d’un autre temps,

Témoins de nos sentiments évanescents

Indiscutable mouvance troublant nos cœurs.

 

 

Effronterie du feu qui nous submerge.

 

Couleurs multiples,

Sans cesse renouvelées :

Turbulence, tristesse, flamme, intermittence,

Passion, chagrin, amour, indifférence,

La roue tourne comme l’existence,

S’égrenant en d’infinis

Noir et blanc

 

 

Anélias.B

 

 

 

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