Soupir

Soupir *

 

 

Le territoire de la poésie est un désert,

Calme, serein, ardent.

L’errance du poète l’y projette,

Avec volupté ;

Magie plénière des mots,

Sérénité secrète de l’air,

Mélodie fragile de l’oasis.

 

Mirage ou folie ?

Farouchement il écrit.

 

Entre les lignes, par delà les mots,

Au delà du sens,

Sont les espaces qu’il arpente.

 

D’un songe à l’autre,

Il connaît les passerelles

Les chemins de traverse,

Les liens profonds.

 

Tour à tour

Explorateur de ce qui n’est pas,

Mineur de fond, fouillant les recoins de l’impossible

Archéologue scrutant le passé,

Flibustier écumant les mers

Ou encore, chercheur d’or tamisant la boue.

 

Il est le visionnaire indiscutable,

Nous projetant hors de nous même,

Dans l’infini cosmos où chaque mot est une étoile,

Un signe divin.

 

 

Anélias.B

02/03/01

 

Soupir * : en musique, silence qui a valeur d'une noire; le signe qui, sur la portée traduit ce silence.

 

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Date de dernière mise à jour : 15/09/2015

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