LE SECRET, poésie

LE SECRET

 

La Belle ne sait pas le secret qui torture

Le poète et ses vers d’une immense douleur.

Sa présence apportait aux rimes la couleur,

Comme une toile au mur nous offre sa peinture !

 

Ce fut lors d’un printemps, tandis que la saison

Chantait le renouveau, croyant une méprise

Il vit sur le trottoir, à sa grande surprise,

Sa Muse au bras d’un autre, il crut perdre raison !

 

Serrant fort le bellâtre, elle allait langoureuse !

Éros, dieu de l’amour, par son trait infamant,

Avait touché le corps, l’âme d’un triste amant.

Son sourire brillait, elle semblait heureuse !

 

Depuis ce mauvais jour, ses vers se sont fanés.

Tel un cœur qui s’éteint au jardin d’Aphrodite,

Erre et pleure un poète, ô prêtresse maudite !

Captif d’un rêve il va sur la route aux damnés...

 

JPV

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