SUR LES PAS D’ARAGON, poésie

SUR LES PAS D’ARAGON

 

 

Comme un insecte ailé sur les coquelicots

Aux pétales des fleurs ta prose s’est posée,

Subtil arome qui du matin à vêprée

Accompagne mes pas sur le chemin des mots.

 

Dans ce jardin si calme Aragon et sa mie

Vécurent amoureux à l’ombre du terroir.

Le poète a semé de son stylo plantoir

Des mots d’où croît la rime en champ de poésie

 

Dans l’immense forêt, entends-tu randonneur

La musique romance elle va cristalline

Aux cimes des feuillus comme un refrain chemine

Dans le lacis de l’âme et devient enchanteur ?

 

Face à l’histoire un jour se brisa l’espérance.

Avec pour seul fusil le langage des vers,

Le voilà combattant d’un sinistre univers

De sa plume ses cris firent la Résistance.

 

Ouvres avec moi ton cœur, entends le vent fripon

Il pose des quatrains tendrement sur la feuille,

Ce sont autant de fruits que mon âme recueille

Pour embaumer le corps d’une douce chanson.

 

Amis prêtent l’oreille au ruisseau qui serpente

Du murmure de l’onde à travers les moulins

S’élève le plain-chant de ses alexandrins

Tandis que tes souliers tambourinent la sente

 

Que serais-je sans toi qu’un jardinier sans fleurs !

En portant l’écriture au sens profond des choses

Tu m’as donné l’envie et je sème des roses,

A mon tour aujourd’hui que j’abreuve de pleurs.

 

 

 

 

 

Mie : amoureuse

Vêprée : soirée

 

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