UN BOUQUET DE JONQUILLES, poésie

UN BOUQUET DE JONQUILLES

 

Une fille pleurait au métropolitain.
Assise sur le sol, elle tendait la main.

Sur un bout de carton d’un morceau d’emballage

Était écrit ceci : « victime du chômage » .

 

Mais l’usager pensif l’ignorait sans façon,

Trop pressé de rentrer vers sa douce maison,

Il filait son chemin avec indifférence

Sans jeter un regard sur la fille en errance.

 

Sa peine était profonde et j’en fus tout marri.

Je ne savais que faire et j’étais attendri.

C’est alors que j’ai vu les plantes d’un fleuriste.

Pourquoi pas une gerbe à la belle si triste ?

 

J’ai donc à la mignonne offert deux ou trois fleurs

Afin d’apaiser l’âme et de calmer les pleurs.

Ce n’était pas grand chose un bouquet de jonquilles,

Mais il sentait si bon les bois et les charmilles…

 

Tel un soleil qui brille et perce le brouillard,

Un merveilleux sourire éclaira son regard

Pour un instant furtif qui déchire le voile,

Comme un nuage au ciel laisse entrevoir l’étoile !

 

Je garde au fond de moi ce visage en beauté,

Et de ce souvenir, le poète égaré

Que je suis à construit ces quelques vers et rimes

Ciselés à l’éclat de ses beaux yeux sublimes !

 

JPV

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

logo copyright

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×