UN JARDIN

UN JARDIN

 

De son corps dévêtu, d’infinis paysages

Offrent à mon regard la beauté d’un jardin.

Je suis ce promeneur qui foule le chemin

Parcourant monts et vals pour d’étonnants voyages…

 

Couchée au sol, sa chair dessine des décors

Qui comble le flâneur par des courbes mouvantes

Vertiges du marin sur des eaux ondulantes,

S’écarquillent mes yeux devant tous ces trésors !

 

Pareils à des ilots sur une mer étale,

Deux mamelons au loin d’aspect lourd et laiteux

Dressent sur l’horizon leurs versants capiteux.

Refuge à matelots lors d’une brève escale…

 

J’emprunte une vallée où s’égare, charnel

Tout mon être en émoi vers la fissure blonde

De ce delta caché sur lequel vagabonde

Mon rêve, butineur d’un plaisir sensuel.

 

Sous les blés mordorés l’oasis je devine

Dont les fruits savoureux excitent l’appétit

Du nomade marchant vers cette eau qui jaillit

De la source limpide entre dune et colline.

 

De son corps dévêtu d’infinis paysages

Offrent à mon regard la beauté d’un jardin.

Je suis ce promeneur qui foule le chemin

Parcourant monts et vals pour d’étonnants voyages…

 

JPV

 

Ce poème a reçu le 1er PRIX DUCONCOURS EUROPOESIE 2011

http://europoesie.centerblog.net

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

logo copyright

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site