MYRIAM


La brume matinale s'était dissipée sans brise aux premiers rayons du soleil.
La pirogue, désormais visible, progressait sans hâte sur les eaux- dormantes de la Chartreuse.
Son clapotis régulier rythmait l'avancée sereine d'un vieillard vigoureux.
Près de lui, un coq perché sur un petit tonneau - présence saugrenue en ce lieu mobile et si loin de sa basse-cour - rétablissait de temps en temps son équilibre d'une pirouette ou de quelques mouvements d'ailes.
Cela ne ressemblait pas à la belle allure d'un paon créant sa roue, mais c'était très efficace.
Le rameur, lui, observait les rives d'un oeil vif de connaisseur.

Les prairies avaient remplacé le vert tendre, printanier, qu'il aimait tant par celui plus soutenu de la nouvelle saison.
Des parterres entiers s'étaient couverts de coquelicots mêlés aux herbes agiles, aux tiges de joncs ;
ici et là des arbrisseaux de millepertuis, des touffes de sureau.

Tout cet ensemble donnait au site une esthétique particulière : un charme, une joliesse de peinture miniature
qui rappelait le cadre d'un conte de fée, un art surgi d'une baguette, forcément... magique.

MYRIAM

20/06/09

 

 

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