Le poète enfante.

Le poète enfante.

C’est le cœur gonflé de sang

Comme un ballon rempli d’hélium ;

Paradoxe du lourd et du léger,

Que le poète vole l’aventure.

 

Les visages se succèdent ;

Planète bigarrée.

Ils portent des sourires ;

Trophées de bonheur,

Des pleurs ;

Rivières opaques.

Le poète les voit, s’arrête parfois ou passe.

Les visages ne savent pas ce qu’ils laissent ;

Le poète prend sans se faire prendre.

 

Il photographie avec son cœur,

Puis s’enferme dans la chambre noire.

C’est le temps intense qui commence,

Regard solitaire ; intronisation de l’émotion.

Il admire, presque en crevant d’amour ;

Tout ça d’un coup ; ça fait mal !

Et pourtant il jouit, oui il jouit !

Son corps tremble, soubresaut d’un désordre émotionnel.

Confrontation des sens internes externes ;

Un méli-mélo à remettre en ordre.

C’est la tempête !

 

- - -

 

Et le miracle s’accomplit.

Calme ; navigation de la plume.

Exploration de la page offerte ;

Ecriture : le poème est.

 

- - -

 

Le poète enfante.

 

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