L’exposition annuelle du Musée des beaux-Arts

Un mardi rouge du mois de mars, j’étais en train de crachurer une feuille d’eucalyptus pour l’exposition annuelle du Musée des beaux-Arts. Je n’allais pas tarder à partir pour Aix à dos d’âne.

L’animal avait beau valétudiner, j’espérantais qu’il crapahuterait jusqu’à la ville.

A force de m’agiter, d’aller et venir, je commencer à courrouiller.

 Assise sur un pot de peinture, je dénudais mon nombril, quand j’entendis baragouiner des vieux sous la tonnelle. J’ai compris qu’ils se congratulaient pour avoir réussi à obturer un trou de souris avec du papier d’Arménie. Le Léon, roi de la trouvaille, se coiffa de la passoire à nouilles.

A mon avis, ils revenaient de la cave car leur fond de verres était aussi triste qu’un mouroir.

Quand je les ai vu poignarder une mouche sur le tapis et amarrer le plus âgé de la bande sous le guéridon en le nouant avec le foulard de la Ginette, je me suis mise à hurler avant de tomber dans les vapes.

 M’entendant ronfler, je m’éveillais en sursaut et perçus dans le lointain les cloches de la Font du Grau tintinnabuler les douze coups de midi.Je m’extirpais de mon édredon, bougonnant contre ces mardis où je m’efforçais avec sérieux de faire grève et loupais l’autocar du « Petit Prince » pour participer aux manifs.

 

Valérie-Anne 

 

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Date de dernière mise à jour : 15/09/2015

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