poésie, poète, citation, écrire, lire, mot, écriture, poésie en couleur, lecture, randonnée, image, collage

Mais qu'est-ce qu'un poème ??????

 

Un poème ?


 

Un poème est un mobile à l’humeur délicate,

Une girouette à l’ouïe déliée

chaque mot vibre,

En équilibre sur le toit de vos pensées.

Le poète est sculpteur d’idées,

De chimères fluides,

D’émotions imperceptibles…

Il les habille de pensées fines

Les assaisonne de rimes,

Lescoupe en vers

Il fait miroiter sous vos yeux,

Les associations les plus troublantes

Chuchote à votre cœur des airs inconnus

D’étranges promesses

Il sait le poids de l’attraction terrestre,

La linéarité du temps,

L’esclavage de ces lois naturelles

Il sait et se souvient d’un autre monde.


Anélias.b

Noter cette rubrique

10/10 sur 1 vote

Sélectionnez une note puis validez par "Noter"
Commentaires (8)

1. suzanne Le 30/05/2007 à 18:08

Ta plume danse et crée l'espace de la poésie. Rien ne l'arrête. A la place des décors, il y a l'infini. Les mots sont des hirondelles que nous cherchons à apprivoiser. Oui, elle s'envolent des dictionnaires et fusionnent pour incarner l'idéal de chacun, jamais le même, un idéal libéré des littératures du passé ou simplement renouvelé.

2. bertrand Le 07/02/2008 à 20:50

pour moi, le temps est élastique si il existe !

3. Marie Le 30/03/2008 à 18:01


« La notion du temps, n'est pas un objet de notre savoir, mais une dimension de notre être[1].
[1] MERLEAU-PONTY, Maurice, Phénoménologie de la perception, Gallimard, p. 475 . La temporalité.

4. herman Le 22/04/2008 à 20:04

le temps de vivre, le temps d'écrire,
le temps d'une ligne de mots bien ordonnés et d'un interligne aussi vaste et vierge qu'une vie imaginaire...
à quoi rêvent les mots dans la lumière de l'écran ?
que deviennent-ils lorsque l'on éteint ?

5. Criric Le 25/05/2008 à 22:50

Un poète est sculpteur, dites-vous, Anélias –
Quel poème naît donc dans le cœur du sculpteur ?
Des rimes éthérées il ne connaît la face,
Mais des terres profondes il sait la pesanteur.

Et pourtant... saisissant son ciseau sur l’étal,
A l’inertie chtonienne il donne un mouvement,
Faisant de ses deux mains une pure cathédrale
Ou retirant du marbre l’extase des amants.

Sans même un substantif son poème est substance
Immédiate au toucher de quiconque s’avance.
Celui-là n’a que faire de tous les mots trompeurs

Qui cachent du poète l’émotion épurée ;
Il ne lui faut non plus la voix d’un narrateur
Pour ancrer en ce monde la création sacrée.

6. Anélias.b Le 26/05/2008 à 13:10

Voir avec les mains, toucher avec les mots, une question de longueur d onde....

7. Criric Le 27/05/2008 à 05:04

Envoyer un e-mail à Criric

Ah, oui, c’est si vrai... l’onde des mots gros et patauds, l’onde des mots rieurs et pleureurs, l’onde des mots légers et imag(in)és... l’onde des corps et des cœurs, l’essence des ondes des sens, l’onde de l’insaisissable silence où toute musique est possible…
Et, revenant au temps, l’onde des poètes, l’onde de l’immobile lac –

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Et l’onde du fleuve présent comme l’instant présent mais toujours différent –

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

8. anélias.b Le 20/06/2008 à 16:11

Pour Bertrand, une citation de Cocteau qui colle à ta pensée !

«Le temps est élastique. Avec un peu d'adresse on peut avoir l'air d'être toujours dans un endroit et être toujours dans un autre.»
[ Jean Cocteau ] - Les parents terribles

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 28/05/2008