
« Reprendre un roman qui vous habite toujours, malgré les versions que vous avez écrites des années auparavant dans l’obscurité de la langue.
Rendre visite à un texte caché au fond d’une grotte, dos voûté, recroquevillé dans la lenteur du crépuscule d’hiver lorsque les frontières entre le dedans et le dehors sont moins dangereuses.
Passer des heures et des heures à enraciner le premier paragraphe censé donner le ton, porter le rythme, receler l’atmosphère d’une tonalité…»
« …l’écrivain se tient sur un fil, arrimé à une table solitaire.
Il cherche quelque chose dans l’espoir
de ne jamais savoir exactement quoi. »
Extraits de Lettre à Yann et Elisabeth par Maria Maïlat.
Poésie/première N°22. Éd Edinter
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.Aucun commentaire