Poésie éphémère,aléatoire ou impromptue,née de nos écrits entremêlés, métissés, assemblés.
Poésie éphémère d’un texte unique créé à partir d’une multitude de textes écrits sous l'impulsion de quelques jeux d’écriture.
Je vous propose un parcours sur trois rendez-vous d’écriture, les 12 mars, 9 avril et 7 mai de 19h30 à 21h30 à la Maison des associations de Nanterre.
Premier rendez-vous :
le mercredi 12 mars/Maison des associations/19H30-21H30
Se mettre au diapason :
Lancer de mots, d'expressions ou de groupes de mots, de questions.
A partir de cette liste de mots, composer un texte court :
T'as dit quoi ? Buisson. Ailleurs. Danser. Crier. Demain. J'ai dit feu ! Cheminer. Soupir. Nicher. Paquebot. Entrevoir. Colline. Esprit.
Entrer en écriture :
Collecte de lieux...
...lieux infimes, lieux insolites, lieux intérieurs, les grands espaces, lieux publics, lieux minuscules, lieux imaginaires, lieux communs et bottes de sept lieux !
Musée, labyrinthe , prison, sur ta peau , nombril, buisson, barrière, poulailler, Veymont (le plus haut sommet du Vercors), refuge, île, cabane, pierre, dans tes yeux, sous la cascade, l’univers du petit prince ( sur les gâteaux) , igloo, sur le bord de la fenêtre, fontaine Wallace, château, cave, météorite , phare, caverne , cœur, sur la chaussée , à dos d’âne, sable, vague, papier de soi, papier d’Arménie, Jupiter, feuille d’eucalyptus, lune, transat, W.C, atoll, édredon, tout au fond, à gauche, placard, tiroir, mémoire, patinoire, égouttoir, mouroir, dans une larme, transistor, nursery , pot de peinture, au fond du couloir , derrière la porte, sur une feuille, sous le tapis, dans le métro, sur un arbre, perché, colombier, dans la gueule de l’alligator, dans un trou de souris, dans le creux de la vague, au fond du verre, l’œil de Juda , sous le guéridon, dans les bras de Morphée, sous le matelas, dans les nuages, dans les vaps, sur le plancher des vaches, sur le voilier, au-dessus du mur, sous la tonnelle, soucoupe.
Collecte de verbes...
...verbes d’action, verbes d’état, verbes de transformation, verbes d’humeur, verbes aux origines lointaines ou verbes imaginés…
Rire, punir, grimper, gratter, coaguler, greffer, noisir : 1) tailler une noisette de beurre en vue de frire un aliment 2) se transformer en noix. échafauder, élaborer, glisser, cuisiner, aimer, construire, mourir, atteindre, battre, plier, ennuyer, rompre, ouvrir (une porte), sonner, deviner, se cacher, jouer, tintinnabuler, ronchonner , se perdre, manger, bougonner, ronfler, perdurer , puer, naviguer, baragouiner, s’évader, frotter, voir, boire, chevaucher irradier, amarrer ,congratuler, embrasser, féliciter , papoter, papillonner, voltiger, rugir, crapahuter, ligoter, hurler, uriner , poignarder, espéranter : 1) parler l’espéranto 2) espérer que l’espéranto soit parlé un jour. Siffloter, crachurer : 1) faire des hachures avec sa salive. Courouiller : 1) courir en se faisant mal. Valétudiner : 1) être souffreteux.
A partir de ces deux collections de mots (les lieux et les verbes) composer un texte ou poème court avec les deux propositions suivantes :
1) utiliser le je. Ce je, c’est le « je » imaginaire, le « je » imaginé, le « je » de tous les possibles, de toutes les combinaisons possibles, différent du « je » personnel que nous employons pour nous représenter. C’est un « je » universel, un je littéraire,le « je » que le lecteur peut investir de sa propre identité...
2) inclure la phrase " Un mardi rouge du mois de mars, j'ai/je...." qui sera le refrain rythmant notre lecture le 6 juin 2008.
Je vous invite à nous envoyer vos textes et poèmes écrits sous l'impulsion de ces propositions à l'une ou l'autre des adresses suivantes :
Deuxième rendez-vous :
le mercredi 9 avril/maison des associations/19H30-21h30
se mettre au diapason :
Lancer de mots, d'expressions, de groupes de mots ou de questions.
A partir de cette liste de mots, composer un texte court :
Pavé – rôle – picotement – caresse – poivre – casque – fenêtre – pollen – quoi donc ? – allergie- poursuivre – lumière – jusqu’où ? - églantine – duvet – chanter – rester – résister- flash – duvet - zoom
Entrer en écriture :
Collecte de noms...
... noms de personnes, personnages, personnages de B.D ou de légende, personnalité du monde des arts, prénoms, professions, professions artisanales de toutes époques, héros, figures emblématiques, mascotte, dieux ou déesses...
Rémouleur – Allumeur de réverbères – Atlas – Casque d’Or – Palefrenier – Léonard de Vinci – Belzébuth – Cisif - Rodin – Sarah Bernhard – Miro – Spider Man – Pompidou – Perette et le pot au lait – Laitière – Merlin – Meunier – Colporteur – Berger – Picasso - Chiffonnier – Brigitte Bardot – Passeur – licorne – Bécassine – Mousse – Martin Luther King – Marin pécheur – Mélusine – Mandela – Vermeer – Fileuse – Lilith - Mussolini- Fileuse - La jeune fille à la perle - Colporteur
1)Dans la liste suivante nous avons choisi un nom au hasard ou plus simplement suivant notre goût, puis...
...autour de ce nom nous avons composé un texte, un poème court ( scène, portrait ou moment d'aventure) le mettant en scène. La première phrase de nos textes était : " Je songe devant le miroir à toutes ces histoires, à tous ces songes, ces mensonges. Je songe et j'imagine que tu..."
Le "tu" que nous avons employé est celui que l'on utilise avec un confident , un ami, un intime nous faisant face d'une manière privilégiée, quitte à donner une vision tout à fait autre d'un personnage célèbre...(libre à chacun de s'imaginer l'ami de Spider Man (par exemple) et d'en dévoiler une facette inconnu de tous )
2) Après avoir écrit les noms de la collecte sur des petits papiers, après avoir plié les papiers, nous les avons mélangés, puis nous avons tiré au sort deux noms.
Puis avec ces deux noms, nous avons inventé une histoire brève
Si le coeur vous en dit, laissez vous porter par ces propositions d'écriture et envoyez nous vos textes ou poèmes aux adresses suivantes :
Troisième rendez vous d'écriture:
Le mercredi 7 mai 2008/ Maison des associations, 19H30-21h30
Première proposition d'écriture :
Pour se mettre au diapason, à l'écoute ...
Lancer de mot
Librement, chacun des participants lance un mot, une expression ou un groupe de mots, et pourquoi pas, une question.
Puis à partir de cette liste de mots, chacun compose un texte court. A chacun de choisir d'inclure tout ou une partie des mots de la liste :
Gazon ~ rencontrer ~ cerise ~ jaune ~ chapeau ~ gâteau ~ jet d'eau ~ hibou ~ se promener ~ rideau ~ larmoyer ~ distance déguerpir ~ distance ~ danser ~ chanter ~ fusion ~ terrasse ~ poireau ~ chants d'oiseaux ~ se balader ~
Deuxième proposition d'écriture :
Pour entrer en écriture :
A partir d'une sélection de phrases issues de nos précédents textes, imaginer une histoire brève, une chanson, un poème, combinant 5 de ces phrases :
Je glissais plus que je marchais sur l’herbe humide
Ton sourire,
Tes yeux si doux et les bords de Loire…
Pardonne moi, mon esprit est ailleurs, je suis troublée.
Je ne sais comment, le lendemain, je me suis retrouvée nichée au fond d’un buisson
Lorsque la tempête faisait rage, il dansait, rouge de joie, ivre de force créatrice
Celui-ci insistait, insistait en lui demandant : « T’as dit quoi ? »
Il s’était échappé d’un livre
Un souvenir des jours heureux , caché dans un tiroir
Elle se languissait en songeant à Jean Lou, le fils du meunier
Quand je pris conscience d’avoir fait fausse route, je fus pris d’une grande frayeur
« Tais-toi donc et lis ton journal »
Dans l’air flotte une brume légère, l’odeur suave et entêtante du précieux breuvage, trois notes printanières égrenées par un rossignol.
Une grosse souris voulait me capturer
De son regard émerveillé, l’un interrogeait l’autre qui, lui s’empressait d’allumer l’existence.
Tes cheveux s’affolent
Le ciel s’assombrit, devient violet.
De vieux journaux roulent sur le sable
Tu y resteras jusqu’à, ...jusqu’à....jusqu’à...jusqu’à.... »
D’atteindre la lune à dos d’âne
Le journaliste rapporta que Léonard de Vinci en trépigna de colère du fond de sa tombe.
Sur une feuille de papier de soie
Un ailleurs
Où je peux rire et danser,
Grimper sur la colline
Dans la nuit du 9 Brumaire de l'an 3O
Greffer mon esprit sur ce buisson en fleurs
Pommiers sauvages
Félicités !...
Je grimpe dans tes yeux
Sous quel foulard,
Dans quelle prison,
Phare ou musée,
Ton cœur s’est-il caché ?
Je glisse sur les météorites de ton rire
Etait-ce le pollen ou les gaz lacrymogènes... ?
Ah ! Ce mardi rouge du mois de mars, je m’en rappellerai.
La peinture dégouline, passe sous la porte....
Presque nue sous cette étoffe bigarrée
Tu fus le colporteur de beaucoup de rêves.
Envie de jouer, de papillonner
Il éclate de rire
Affalée dans un transat, un foulard sur la tête, le nombril à l’air,
J’ai envie de le réchauffer,
Qu’ils se congratulaient pour avoir réussi à obturer un trou de souris avec du papier d’Arménie.
Je n’allais pas tarder à partir pour Aix
À la tombée de la nuit,
Il est resté de marbre, digne et tout et tout, comme pour l’enterrement de la reine mère
Un météorite dans l’œil et brusquement l’encre jaillit, pareille au torrent de l’âme.
Me suis retrouvée en plein cœur de moi-même
Ici tout était possible, la mémoire et le rêve.
L’un d’entre eux s’est avancé
Un peu étourdie, je m’allongeais sur le sol.
Après ces trois rendez-vous, le parcours se termine...
Jusqu'à la prochaine aventure...
Nos textes se sont nourris des phrases « des autres », se sont croisés, métissés. Ils ont ouverts les portes de nos imaginaires, ont découverts des espaces communs, des espaces insolites, des espaces intimes avec grande joie et rire souventes fois.
Merci à tous les participants pour ces moments d'émotions et de (ré)création
Et maintenant place à la fête :

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1. granget suzanne Le 06/07/2008 à 18:55
2. anélias.b Le 07/07/2008 à 12:45